.TarteQuetsches

Cette recette me permet d’évoquer une des bibles de la cuisine alsacienne :
« Toute la Cuisine Alsacienne » écrit par Marguerite Doerflinger et Georges Klein vers 1965. Georges Klein était le directeur du Musée Alsacien de Strasbourg et un ami de mon père. Ce livre est fait de 2 tomes, un pour les plats salés, l’autre pour les plats sucrés (il n’est malheureusement plus édité, mais vous pouvez essayer de le trouver dans un magasin de livres d’occasions et anciens ou plus simplement sur le site d’AbeBooks .

 

Il souhaitait à l’époque retrouver et rassembler la majorité des recettes de notre région, ce qu’il a fait en contactant des cuisinières dans les différents villages du nord au sud de l’Alsace. Il a pu ainsi collecter les recettes traditionnelles et leurs variantes (nous y trouverons trois ou quatre recettes de Kougelhopf), les recettes typiques à un village ou une partie de l’Alsace (voir la recette de gelée de quetsches que j’ai déjà publiée), ainsi que des recettes oubliées (comme le Kachelmuss). Il cite également des recettes de cuisine juive alsacienne, comme le Kougel (je vous conseille ce site traditions juives en Alsace ).

Il s’agit d’un véritable travail ethnographique, décrivant également les coutumes traditionnelles autour de la cuisine, des repas de fêtes, des produits utilisées et leur conservation, des corporations d’artisans, l’histoire de certaines recettes et les dictons alsaciens autour du bien-manger. Ce travail permet d’évoquer et d’imaginer les modes de vie de nos ancêtres, et une certaine histoire de l’Alsace. 

Dans la présentation de cet ouvrage, Georges Klein écrit :

« ..Néanmoins dans ce volume, on aura essayer de citer et d’écrire le maximum de recettes et de spécialités et l’on sait qu’aujourd’hui beaucoup de ces recettes sont oubliées et perdues d’une part, mais que d’autre part, on en découvre journellement d’autres, soit oralement, soit consignées par écrit dans de vieux cahiers.

Toutes, elles nous confirment que nos ancêtres étaient plein d’imagination pour varier leurs desserts, pour enrichir leurs menus de fête et leurs menus quotidiens »

 

La recette et ses ingrédients :
1 pâte feuillettée
300 g de pruneaux secs
2 paquets de sucre vanillé
1 c. à café de cannelle
1 petite tasse de raisins de Corinthe macérés dans du rhum

La veille, faites tremper les pruneaux dans un peu d’eau tiède pour les ramollir et faites macérer les raisins secs dans le rhum.

Dénoyautez les pruneaux, si nécessaire. Faites cuire les pruneaux dans leur eau de trempage. Une fois cuits, passez les dans un moulin à légumes. Ajoutez les raisins secs macérés, deux paquets de sucre vanillé et une cuillère à café de cannelle en poudre. Mélangez bien.

Sortez la pâte feuilletée du réfrigérateur, abaissez-la et foncez le moule à tarte beurré (ou garni de papier de cuisson). Dans le reste de pâte, coupez des lanières pour faire des croisillons. Versez la garniture de pruneaux dans le fond de tarte et recouvrez avec les croisillons posés en losange. Posez une dernière lanière en rond sur le bord de la tarte. Badigeonnez le dessus de la tarte avec du jaune d’œuf délayé dans un peu de lait.

Faites cuire au four préchauffé à 220°C (th 7 -8) pendant 25 à 30 minutes.